Chiens empoisonnés à Dommary-Baroncourt : panique et enquête en cours
Un lotissement de la Meuse vit sous tension. Depuis plusieurs mois, des animaux de compagnie sont victimes d’empoisonnements délibérés. Une affaire qui sème la peur parmi les habitants et mobilise les autorités locales.
Une série d’empoisonnements meurtriers
À Dommary-Baroncourt, cinq chiens ont ingéré du mort-aux-rats dans des circonstances suspectes. Le bilan est lourd : deux animaux n’ont pas survécu, tandis que trois autres poursuivent des traitements médicamenteux pour tenter de se rétablir.
Ces incidents se produisent « depuis un an » dans ce secteur résidentiel meusien. Les « boulettes empoisonnées » auraient été « probablement lancées dans les parcelles des particuliers », ciblant délibérément les animaux domestiques.
Le témoignage bouleversant d’un propriétaire
Jean-Claude Domenicone, habitant de la commune, a vu son chien tomber malade « autour du 20 mars ». Son animal, habituellement plein de vitalité, a soudainement changé de comportement.
« Elle était d’ordinaire tonique et enjouée. Soudain, elle peinait, elle était essoufflée », raconte-t-il. Le diagnostic vétérinaire a rapidement confirmé ses craintes : « c’était un empoisonnement… », selon le praticien consulté.
Une menace qui dépasse les frontières communales
D’autres cas suspects ont été signalés dans les communes voisines. À Bouligny, des chats avaient été empoisonnés chez une résidente il y a environ un an. À Piennes, un chien est également tombé malade dans des circonstances similaires.
Bien qu’aucun lien formel n’ait été établi avec certitude entre ces différents événements, leur proximité géographique et temporelle interroge.
Mobilisation générale face au danger
Face à cette situation préoccupante, les cinq familles touchées ont déposé plainte auprès de la gendarmerie. Les forces de l’ordre prennent l’affaire avec le plus grand sérieux.
« La gendarmerie est consciente du problème et prend l’affaire très au sérieux », confirme Jean-Claude Domenicone, qui a pris l’initiative d’alerter les nombreux propriétaires de chiens de son quartier.
Des mesures de sécurité renforcées
La municipalité a réagi rapidement en installant des caméras de surveillance en divers endroits de Dommary-Baroncourt. Un arrêté municipal a également été signé « pour alerter la population » sur ces actes malveillants.
Un maire déterminé à protéger ses administrés
Christophe Caput, maire de la commune, ne cache pas sa préoccupation. « C’était une véritable nécessité, car cette affaire est très grave », justifie-t-il concernant les plaintes déposées.
L’élu s’inquiète particulièrement du danger pour les plus jeunes. Les substances toxiques « auraient pu être ingérées par des enfants », souligne-t-il avec gravité.
Un climat de suspicion délétère
La population locale est désormais traumatisée par cette série d’événements. Le maire déplore l’atmosphère pesante qui s’installe : « l’affaire provoque une certaine méfiance dans la population, car se diffuse forcément la suspicion ».
L’impact psychologique sur les victimes est considérable. « Les deux propriétaires des chiens qui sont morts ont presque fait une dépression, et je les comprends, car j’ai moi-même un cairn terrier et je serais traumatisé s’il lui arrivait la même chose », confie Christophe Caput.
« Nos animaux, on s’y attache, et lorsque quelqu’un s’en prend à eux, c’est comme s’il s’en prenait à nous », ajoute-t-il, exprimant l’attachement profond qui lie les habitants à leurs compagnons.
Une action judiciaire à venir
Le maire de Dommary-Baroncourt a d’ores et déjà annoncé son intention de porter plainte personnellement. « Quand l’auteur des faits aura été appréhendé, je porterai à mon tour plainte pour mise en danger de la vie d’autrui », prévient Christophe Caput.
L’enquête se poursuit pour identifier le responsable de ces actes de malveillance qui menacent la tranquillité d’une commune meusienne jusque-là paisible.

